histoires

Le remplaçant aux mains d’acier

Emma Baron

Les personnages : Lucie, Yolo et R.Viktor

Lucie et Yolo sont élèves de CE2. Enceinte, leur maîtresse leur annonce qu’elle doit partir en congé maternité. Pour la remplacer, le directeur leur réserve une surprise.

Chapitre 1

Le départ de la maîtresse

Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Mme Legrand, notre institutrice, doit partir en congé maternité. Un peu triste, j’entre en classe avec mon meilleur ami, Yolo. Nous la regardons ranger ses affaires. Elle qui est si gentille, elle va beaucoup nous manquer.

Voilà Luc, le gros dur de la classe. Il fait toujours du mal aux autres. Aujourd’hui ne fait pas exception, il pousse Yolo. Puis, assis derrière son pupitre, il commence à m’envoyer des boulettes de papier. Ce qu’il peut me mettre en colère ! Dans ces moments-là, j’aimerais avoir des pouvoirs magiques pour les lui faire avaler !

A présent, tous les élèves sont là. Mme Legrand a terminé de vider son bureau. Les mains sur son ventre rond, elle nous dit :

― Bon et bien, voilà, aujourd’hui c’est le grand jour. J’espère que vous allez être sages pendant mon absence…

― Ah ah ! La bonne blague, s’exclame Luc effrontément.

― Luc, tais-toi, se fâche Mme Legrand.

Je lève le doigt.

― Oui, Lucie ?

― Qui va vous remplacer quand vous serez partie ?

Mais elle n’a pas le temps de répondre car on frappe à la porte.

Le directeur entre. Tous les élèves se lèvent, tous sauf Luc évidemment.

― Bonjour les enfants. Vous pouvez vous asseoir. Comme vous le savez déjà, Mme Legrand doit partir aujourd’hui. Mais pour vous faire la classe, notre école a été choisie pour tester un… nouveau type de remplaçant. Il nous vient tout droit du laboratoire.

Il se tourne vers la porte. Des pas résonnent et font trembler le sol de l’école. Inquiets, nous tournons la tête en direction du couloir. J’ai un mauvais pressentiment…

Chapitre 2

Un robot dans la classe

Une forme immense et métallique entre. Je n’en crois pas mes yeux ! C’est un robot ! Nous nous regardons les uns les autres. Un silence de plomb règne dans la classe. Même le jardinier dans la cour s’est arrêté de travailler. Stupéfait, il observe, ses cisailles dans les mains, le robot par la fenêtre.

Le directeur nous explique :

― Ce robot s’appelle R.Viktor. Il va remplacer Mme Legrand pendant son congé maternité.

Luc, s’exclame :

― C’est une blague, M’sieur ? Ce n’est pas un tas de ferraille qui va nous surveiller quand même !

Le directeur lui jette un regard noir.

― Toi, dans le couloir ! On ne m’interrompt pas !

Luc a l’habitude du couloir, il le connaît par cœur. D’ailleurs, une fois, il a compté tous les carreaux du carrelage.

Le directeur demande au robot :

― R.Viktor ?

Ce dernier tourne sa tête triangulaire vers lui et le regarde avec ses yeux bleus lumineux. Le directeur blêmit. Le robot répond de sa voix métallique et hachée :

― R.Vik-tor, nu-mé-ro 209-8X1. Ac-ti-va-tion com-plète. Est-ce que ce sont les é-lèves à ma charge ?

Le directeur hoche la tête.

Le robot nous regarde les uns après les autres pour nous enregistrer dans sa mémoire. Quand il arrive à ma hauteur, je me raidis. Son rayon bleu m’analyse une seconde avant de passer à l’élève suivant. Le directeur retrouve son assurance et sourit.

― Oui, R.Viktor, voici vos élèves. Luc entrez immédiatement.

Luc ouvre timidement la porte. Le directeur le pousse devant le robot.

― Celui-ci, R.Viktor, c’est le pire ! Scannez-le bien ! Je m’en vais. Vous aussi, Mme Legrand, reposez-vous, prenez soin de votre bébé. Ici, les choses seront, désormais, sous contrôle !

La maîtresse tique sur le « désormais » et s’en va en nous lançant un regard qui veut dire « J’espère que vous ne ferez pas les andouilles ! ». La porte se referme, nous laissant seuls avec notre remplaçant. Je déglutis.

Chapitre 3

Garde à vous  !

R.Viktor s’installe au bureau de Mme Legrand. Inquiets, nous le regardons faire. Les doigts croisés, la tête bien droite, il nous dit :

― Bien, ou-vrez vos ca-hiers d’é-cri-tu-re, nous a-llons é-crire la date d’au-jour-d’hui.

Sages comme des images, nous obéissons. La classe n’a jamais été aussi silencieuse. R.Viktor se lève et trace impeccablement «Mardi 2 Mai» au tableau.

Mais les mauvaises habitudes de Luc reprennent vite le dessus. Il vole la gomme de Yolo assis à côté de lui. En colère, Yolo essaye de la récupérer. R.Viktor intervient :

― Lu-c, rend la gom-me à Yo-lo im-mé-dia-te-ment.

Yolo ainsi que tous les élèves regardent Luc. Il cache la gomme derrière son dos sans intention de la rendre, allant même jusqu’à répondre :

― Sinon quoi, le bidon d’huile ?

Tout le monde regarde à présent le robot en se demandant ce qui va se passer.

R.Viktor s’avance vers lui.

― Tu re-co-pie-ras 100 fois « je ne dois pas man-quer de res-pect en-vers mon pro-fe-sseur. »

― 100 fois ? Non mais ça ne va pas la tête ! D’habitude, c’est 10, pas 100.

Yolo profite de la mine déconfite de Luc pour reprendre sa gomme.

R.Viktor continue :

― Tu es au-ssi pri-vé de ré-cré-a-tion.

Luc fixe le robot profondément agacé. Jamais, il n’a été privé de récré. Et la récré, c’est sacré. Je suis contente pour Yolo. Luc a ce qu’il mérite. Au lieu de jouer, il va devoir copier ses lignes. Vive R.Viktor ! Cependant, une question me turlupine. Qui va surveiller Luc s’il doit rester en classe ? R.Viktor ne peut pas se diviser en deux.

Chapitre 4

Panique à l’école

La cloche de la récréation sonne. Alors que nous nous mettons en rang, R.Viktor ouvre son torse et en sort, à notre grande surprise, un mini robot, pas plus grand qu’une trousse. Il le pose sur le pupitre de Luc. Le robot nain le prévient de sa voix aiguë :

― Si tu bouges de ta place et si tu ne copies pas tes lignes, je le dirais à R.Viktor et tu auras 100 lignes de plus.

Luc ne dit rien. Il en a marre de ces robots. La maîtresse lui manque. Elle, au moins, elle était humaine.

Nous sortons tous dans la cour intérieure de l’école, enfin tous sauf Luc. Le jardinier nous donne notre ballon et nous demande, nerveux qu’un robot prenne la place de Mme Legrand :

― Alors votre remplaçant ? Il est mieux qu’un être humain ?

Contente de l’expérience, je lui réponds :

― Il est très bien, en plus il y en a un autre, plus petit, qui surveille Luc. Mais ces robots ne pourront jamais remplacer notre maîtresse…

― Ah ça, vous verrez ! Un jour, il n’y aura plus que des robots… mais vous êtes trop petits pour comprendre de toute façon !

Il disparaît dans l’école. Quelle mouche l’a piqué ? S’il y a bien une chose que je déteste, c’est que l’on me dise que je suis trop petite pour comprendre.

― Il est juste mal luné, me rassure Yolo. Tu veux jouer à la balle au prisonnier ?

Alors que je suis en train de marquer un point, on entend des cris provenant de la salle de classe. Nous courons tous regarder ce qui se passe par la fenêtre. Dans la classe, Luc se fait pourchasser par le mini robot.

En nous apercevant, il crie :

― Aidez-moi ! Il débloque complètement.

L’aider alors qu’il est toujours méchant avec nous ? Yolo propose à tout le monde de voter mais R.Viktor s’avance vers nous. Quelque chose ne va pas. Ses yeux qui étaient bleus sont devenus rouges. Sa tête tremble. Je me mets alors à crier :

― Sauvez-vous ! Il bugue !

Chapitre 5

Course poursuite

Le directeur qui a entendu tout le tapage, sort dans la cour.

― Mais qu’est-ce qui se passe encore ?

On n’a pas le temps de lui expliquer. C’est la panique ! Les élèves et les surveillants courent dans tous les sens ! Le robot nous pourchasse ! Comme la cour intérieure est fermée, personne ne peut s’échapper dans la rue.

Avec les autres élèves, nous nous précipitons dans le bâtiment de l’école, nous courons dans les couloirs pour atteindre la sortie mais à notre grande surprise, la porte est fermée à clé ! Le directeur arrive tout essoufflé. Il tente aussi de l’ouvrir, mais trop tard, nous sommes tous pris au piège.

― Mais qui a fermé la porte ? crie-t-il, surpris.

Nous entendons les pas lourds et effrayants de R.Viktor qui s’approche.

Le directeur se met à la recherche de quelque chose de lourd pour casser la vitre mais Yolo et moi décidons de ne pas attendre davantage. Nous rebroussons chemin et au moment où l’énorme robot surgit, nous bifurquons dans un couloir et nous nous réfugions in-extremis dans les toilettes. Haletants, nous fermons le verrou de la porte et nous nous asseyons au pied de la cuvette. Nous mettons nos mains sur la bouche pour nous retenir de crier. Les yeux grands ouverts, nous écoutons les pas du robot s’éloigner.

Soudain, nous entendons des cris. Qu’est-ce que le robot est en train de faire aux autres ? J’ai peur. Je sens mon cœur battre trop fort dans ma poitrine. Dix minutes plus tard, l’école est redevenue très calme. Nous hésitons à sortir.

― Le directeur a probablement réussi à l’éteindre… enfin j’espère, me chuchote Yolo.

― Allons voir ! Mais restons prudents…

Nous sortons sur la pointe des pieds. Il n’y a personne dans les couloirs.

Devant la porte de notre classe, Yolo me fait la courte échelle pour que je puisse regarder par la vitre. Dans un coin de la classe, j’aperçois Luc recroquevillé. Le mini robot le surveille. Ses petites mains mécaniques sont rouges comme la braise. Il surchauffe ! Il nous faut agir vite avant qu’il ne prenne feu. Je descends et j’enlève mon gilet. Doucement, Yolo ouvre la porte.

Sur la pointe des pieds, j’avance derrière le robot et paf ! Je saute dessus et le capture dans mon gilet. Gêné, Luc n’ose pas me regarder. Je lui tends la main pour l’aider à se redresser. Surpris, il accepte et nous dit en balbutiant :

― Vous… vous êtes finalement venus…

Yolo et moi hochons la tête. On réglera nos comptes plus tard. Le mini robot se débat violemment. Luc nous dit :

― Faites attention, ses espèces de petites mains mécaniques brûlent. Il déraille complètement.

En effet, voilà mon gilet qui fume ! Yolo ouvre la fenêtre. Je le fais tournoyer dans les airs et vise le seau plein d’eau du jardinier. Plouf ! Accoudés tous les trois à la fenêtre, nous regardons le robot couler. Je m’exclame :

― Un de moins !

Yolo réfléchit :

― Il faut que l’on trouve de l’aide… il doit y avoir d’autres personnes qui ont dû réussir à se cacher.

Dans le couloir, les pas lourds de R.Viktor résonnent. Le robot approche rapidement. Nous nous regardons affolés. Qu’allons-nous devenir ? Et qu’a-t-il fait aux autres élèves ?

Chapitre 6

A la rescousse

Nous nous cachons derrière la porte et attendons anxieusement. R.Viktor ralentit. Il tourne lentement la poignée. J’entends mon cœur battre dans ma poitrine. Le robot entre et s’avance dans la classe. Le plus vite possible, nous sortons en passant derrière lui.

Nous nous précipitons dans le couloir. Le robot s’est retourné et nous a vu. Il se lance à notre poursuite. Il ne court pas aussi vite que nous mais lui, il ne se fatigue pas ! Yolo crie à bout de souffle :

― Séparons-nous ! Rendez-vous dans la salle des professeurs !

Luc et moi hochons la tête avant de prendre chacun un couloir différent.

Cinq minutes plus tard, nous nous retrouvons à l’endroit convenu.

― Tu crois qu’on l’a semé ? demande Yolo hors d’haleine.

En jetant un coup d’œil derrière nous, je réponds :

― Oui, our le moment en tout cas.

On voit alors un balai qui bloque la porte. Je fais remarquer aux garçons :

― C’est louche ! Il y a probablement des prisonniers.

Vite, nous enlevons le balai et ouvrons la porte. Le directeur est debout, les muscles du visage tendus et les bras écartés pour protéger les élèves de notre classe. Je leur demande :

― Vous allez bien ?

― Oui, répond le directeur mais il n’y a pas une seconde à perdre. R.Viktor a brouillé le réseau téléphonique. Nous ne savons pas de quoi il est capable. Il faut sortit d’ici et prévenir la police. Venez !

D’un tiroir, le directeur sort un énorme presse-papier puis il se précipite vers la sortie. Nous le suivons en courant dans les couloirs.

― Reculez ! ordonne le directeur.

Il jette le presse-papier sur la porte vitrée de l’entrée qui explose sous le choc. Toute la vitre tombe d’un coup. Le directeur fait sortir un à un les élèves dans la rue. Yolo et moi sommes les derniers. Je jette un coup d’œil derrière nous. Personne. Nous sommes sauvés ! Soudain, le robot surgit du couloir de gauche et bloque la sortie. Nous nous arrêtons, stoppés nets dans notre élan. Le robot est à quelques centimètres de moi. Le directeur, les yeux agrandis par l’effroi, ne peut rien faire contre ce colosse d’acier. Je crie au directeur :

― Allez prévenir la police ! Vite !

R.Viktor lève les bras pour m’attraper mais Yolo me tire en arrière. Ses doigts en métal m’effleurent le visage. Pour lui échapper, nous courons en sens inverse. Après dix minutes de course effrénée à travers l’école, je m’arrête, épuisée. C’est alors qu’à l’angle du couloir, j’aperçois le jardinier en train de pianoter sur un clavier d’ordinateur portable. Il n’a pas peur, lui. Il rit même… Je comprends ce qui est en train de se passer. Yolo aussi mais il est trop tard. Le robot est là. R.Viktor nous attrape par les bras et cette fois, impossible de nous échapper. Nous sommes perdus ! Quand tout à coup…

Chapitre 7

Le coupable  !

Quand tout à coup, trois policiers surgissent dans le couloir. Je leur crie :

― C’est le jardinier ! C’est lui qui a piraté les robots !

Le robot me serre trop fort. Il me fait mal. Les policiers dégainent leurs armes.

― Les mains en l’air !

Le coupable se sauve, la police à ses trousses. Le robot s’éteint. Les mains mécaniques desserrent leur étreinte. Yolo et moi nous laissons glisser sur le sol. Une policière s’agenouille près de nous :

― Ça va les enfants ?

Yolo et moi hochons la tête.

― Venez, vos parents vous attendent.

Les élèves et les enseignants, qui étaient eux aussi prisonniers, sont déjà sortis et se sont rassemblés devant l’école. Plusieurs voitures de police sont garées sur les trottoirs. J’entends un hélicoptère voler au dessus de ma tête. Je cherche ma mère dans la foule. Je la trouve enfin et je cours vers elle. Elle m’ouvre grands ses bras et je me blottis contre elle.

Quelques minutes plus tard, j’aperçois le jardinier menotté. Dire que c’était lui qui manipulait les robots, lui qui avait verrouillé la porte d’entrée. Mais pourquoi ? Je pose la question à ma mère. Elle m’explique :

― A ce qu’il paraît, le jardinier était un ancien informaticien au chômage. Peut-être a-t-il été remplacé par un robot, on ne sait pas. En tout cas, il a voulu se venger. Il s’est dit que si les gens avaient peur des robots, ils n’en voudraient pas… c’est probablement pour ça qu’il les a piratés.

Yolo et sa mère nous rejoignent. Je sers mon meilleur ami dans mes bras. Quelle aventure ! On ne l’oubliera pas de si tôt ! Alors que nos mères discutent de l’événement, un journaliste, sa caméra sur l’épaule, approche.

― Bonjour, est-ce que je peux interviewer vos enfants ?

Surpris, Yolo et moi regardons le journaliste. Nos mères hochent la tête. Nous nous mettons à raconter tout ce qui s’est passé depuis le départ de la maîtresse. Petit à petit, les tensions accumulées disparaissent. D’autres journalistes s’approchent de nous. La lumière des flash nous aveugle. C’est sûr, demain on fera la une !

Chapitre 8

Amis pour la vie

Après le départ des journalistes, je reste pensive. Finalement, le vrai coupable n’était pas le robot mais un humain. Si le jardinier avait parlé de ce qu’il ressentait avec quelqu’un, peut-être que tout ça ne serait jamais arrivé. Ça me fait réfléchir. Je dis à Yolo :

― Viens, on doit parler à Luc. Il faut qu’on règle, une bonne fois pour toute, nos problèmes avec lui.

Je le vois assis sur le trottoir, la tête posée sur ses mains. Nous nous approchons. Sûr de moi, je lui explique :

― Luc, écoute, maintenant que les choses vont redevenir normales, on veut que tu nous promettes de ne plus nous embêter.

Il nous regarde à tour de rôle, soupire et nous dit en détournant les yeux.

― Ouais, c’est promis… maintenant, laissez-moi tranquille.

Je réalise soudain qu’il est tout seul. Ses parents ne sont pas venus. Ça me fait mal pour lui. Voilà pourquoi il est méchant avec tout le monde.

Ma mère s’approche de nous et me dit :

― Je suis contente que personne n’ait été blessé. En rentrant, si tu veux, je peux te faire un banana split.

J’ai envie de rentrer mais Luc me fait de la peine. Le laisser tranquille, je suis certaine que c’est la dernière chose qu’il souhaite réellement. Ma mère aussi cherche ses parents du regard. Finalement, elle me dit :

― Tu peux inviter Yolo et ton camarade si tu veux.

Je me retourne vers eux :

― Ça vous dit un banana split les gars ?

C’est ainsi que nous avons dévoré notre glace, tous les trois assis sur le canapé du salon. Et devinez quoi, on s’est même vu au journal télévisé ! Quant à R.Viktor, il est retourné au laboratoire pour qu’aucun être humain ne puisse à nouveau le pirater.

Cette expérience a transformé Luc. Il a réalisé que la méchanceté ne sert à rien mais que la gentillesse, elle, apporte l’amitié. Et qu’à défaut d’avoir une famille aimante, il a maintenant deux amis en or.

Mme Legrand a eu son bébé. Et pour fêter ça, nous avons décidé de lui offrir un beau crayon avec gravé dessus « pour une maîtresse irremplaçable ».

FIN

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